Si le Japon est le pays du thé vert, Taïwan est l’île des oolongs. Cette petite île montagneuse, autrefois appelée Formose, produit certains des thés semi-oxydés les plus recherchés au monde — des oolongs de haute montagne d’une finesse rare, dont le fameux Ali Shan. Embarquement pour un terroir d’exception.
L’île des oolongs
Taïwan s’est spécialisée dans l’oolong, ce thé semi-oxydé situé entre le thé vert et le thé noir. Le savoir-faire local — semi-oxydation maîtrisée, roulage serré des feuilles en petites billes — donne des thés d’une grande complexité, souvent floraux, beurrés ou lactés, et réinfusables de nombreuses fois.
Le secret des thés de haute montagne
On les appelle gaoshan (« haute montagne »). Cultivés en altitude, souvent au-dessus de 1 000 m, ces oolongs poussent dans un climat frais et brumeux qui ralentit la croissance des feuilles. Résultat : des arômes plus concentrés, une texture plus ample, une douceur sans amertume. L’altitude, ici, est un gage de qualité.
Les grands thés taïwanais
- Ali Shan : l’oolong de haute montagne emblématique, floral, soyeux et délicatement vanillé.
- Dong Ding : un classique légèrement torréfié, plus rond et réconfortant.
- Oriental Beauty (Bai Hao) : un oolong très oxydé aux notes de miel et de fruits mûrs.
- Milk Oolong (Jin Xuan) : reconnaissable à sa texture lactée et crémeuse naturelle.
Le thé de Taïwan : l’essentiel
Taïwan est mondialement réputée pour ses oolongs (thés semi-oxydés), en particulier ses thés de haute montagne (gaoshan) cultivés au-dessus de 1 000 m dans un climat brumeux qui concentre les arômes. Les plus connus sont l’Ali Shan (floral et soyeux), le Dong Ding (légèrement torréfié), l’Oriental Beauty (miellé) et le Milk Oolong (lacté). Roulés en billes, ils se réinfusent plusieurs fois et révèlent à chaque passage une nouvelle facette.
Comment les déguster
Les oolongs taïwanais se prêtent merveilleusement aux infusions multiples : beaucoup de feuilles, peu d’eau, des infusions courtes et successives. C’est la méthode gongfu, qui révèle toute leur évolution aromatique — on en parle dans La cérémonie du thé. Une eau frémissante (85-95 °C selon l’oxydation) et un peu de patience suffisent. Le détail du geste est dans Bien préparer son thé.
Par où commencer
Pour une première rencontre avec Taïwan, l’Ali Shan est la porte d’entrée idéale : un oolong clair, floral et accessible, qui dévoile pourquoi ces thés de montagne font tant parler d’eux. Pour comprendre ce qui distingue un thé d’exception, lisez aussi Qu’est-ce qu’un Grand Cru de thé ?. Et découvrez notre sélection dans la catégorie Thés de Taïwan.








